Archives de Catégorie: Témoignage

14 ans, harcelée de Mathilde Monnet


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Fibromyalgie : Un mot sur des maux de Alie Depedro


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La maladroite de Alexandre Seurat


la maladroite 
 Titre:La maladroite
 Auteur:Alexandre Seurat
 Editions:du Rouergue
 Nombre de pages:121
 Genre:Témoignage
 Prix: 9,99€ au format numérique ou 13,80€ au format broché J'ai lu ce roman dans le cadre du comité de lecture du Festival du premier roman de Chambéry

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L’équilibre des choses de Anna Elle Prado


l'équilibre des choses Titre: L'équilibre des choses
 Auteur: Anna Elle Prado
 Editions: Auto-Edition
 Genre: Témoignage
 Nombre de pages: 361
 Prix: 4,99€ au format numérique
Je tiens à remercier Anna Elle Prado pour sa confiance.

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Mots d’excuses, l’intégrale de Patrice Romain



Bienvenue dans l’univers impitoyable de l’école ! Correspondances hautes en couleur, protestations des parents, contestations des notes et des punitions, justifications des retards et des absences…

Qu’est-ce que j’en pense?
Ce roman est assez différent de mes lectures habituelles car ici il ne s’agit pas d’une histoire en elle-même mais bien de mots d’excuses que les parents ont pu envoyer pour défendre leurs enfants.
Et le changement fait du bien de temps en temps car j’ai passé un excellent moment en compagnie de ce roman. J’ai souris à certains propos, j’ai été choquée par d’autres. En lisant, certains moments d’excuses, on a l’impression que tout ceci n’est que fiction alors que c’est la vérité.

On se demande comment certains parents peuvent défendre leurs enfants et accuser les profs à ce point. Ces défenses vont de la contestation de note, au mot d’absence complètement bidon en passant par les confidences personnelles qui ne regardent en aucun cas les profs.
Je n’ai pas l’habitude de jeter la pierre quant à l’orthographe et aux tournures de phrases car il m’arrive aussi de faire des fautes et l’erreur est humaine mais quand même il y a un minimum et j’ai été malgré tout choquée de voir certains mots bourrés de fautes d’orthographes venant des parents.

Bref, si vous cherchez un roman divertissant qui change de vos lectures habituelles, je ne peux que vous conseiller de découvrir  ses mots d’excuses.

Et si on partageait ensemble quelques perles?
« Forte perturbation »
Monsieur, 
A cause de vous mon fils est grave trop matisé.

« Le silence est dort »
Madame,
Excusez le retard à Léo c’est moi qui lui est interdit de mettre son réveil parce que sa nous réveil.
Merci et bonne journée.

« Nerveux »
Monsieur, 
Maintenant sa sufi laché mon fils
ca commensse a bien faire.
C’est moi son père et ses mon problème
Je préfère pas me déplassé car le juge ma di qui
fallait plu que je ménerve.

Je tiens à remercier Camille et les Editions Michel Lafon pour cet agréable moment de détente.

L’enfant sacrifié de Othilie Bailly


« Dès qu’elle avait su le sexe de l’embryon, elle était allée chez un gynécologue – un autre, bien sûr, pas celui qui connaissait sa famille – , et quand elle avait dit « avorter », il n’avait pas marqué de surprise.
-Aucun problème, mais il faut que vous alliez auparavant voir un psy… Vous en connaissez un? »
Martine a avorté en cachette de son époux, de sa famille, alors que son enfant était attendu, désiré. Et puis, elle s’est enfuie, sans fournir aucune explication. Que cache cette apparente inconséquence? C’est ce que son mari, Philippe, va tenter de découvrir. Au terme d’une méticuleuse enquête, les actes commis par sa femme – son avortement, mais aussi deux tentatives de suicide quand elle était adolescente – vont lui apparaître d’une redoutable cohérence. En sacrifiant sa propre fille, elle a simplement cru la sauver d’une malédiction…  
Qu’est-ce que j’en pense?
Ce roman vient de chez ma bouquiniste d’occasion préférée. Comme j’avais déjà lu un bouquin de l’auteure, je n’ai pas hésité un instant à acheter « L’enfant sacrifié. »
Même si je m’attendais à un style d’écriture un peu moins lent et à des tournures de phrases un peu moins bizarres par moment, j’ai lu ce livre très vite et je l’ai beaucoup apprécié. L’auteure a su trouver les bons mots pour traiter ce sujet qui est très délicat.
L’histoire est très touchante. Au début du roman, je me suis demandée pourquoi Marine avait voulu se faire avorter mais, en arrivant à la fin, tout devient compréhensible et j’ai été très émue par l’histoire de Marine. 
Le combat de son mari, Philippe, est également très bouleversant et touchant.
Au plus on avance dans le bouquin, au plus on s’attache à ce couple et on a envie que tout s’arrange pour eux.

Les tribulations d’une caissière de Anna Sam


Elle s’appelle Anna, elle a vingt-huit ans, un diplômes universitaire de littérature et huit ans d’expérience derrière une vaisse de supermarché.
Un métier peu propice aux échanges, ponctué de gestes automatiques…
Anna aurait pu se sentir devenir un robot si elle n’avait eu l’idée de raconter son travail jour après jour. 
Elle vous a vu passer à la caisse. Vous avez été des clients faciles ou des emmerdeurs, riches ou pauvres, complexés de la consommation ou frimeurs.
Vous l’avez confondue avec une plante verte ou vous lui avez dit bonjour, vous avez trépigné à l’ouverture du magasin ou vous avez été l’habitué nonchalant des fermetures. Anna, vous l’avez draguée, méprisée, insultée. Il ne se passe rien dans la vie d’une caissière? Maintenant, prenez votre chariot et suivez Anna jusqu’à sa caisse.

Qu’est-ce que j’en pense?
J’ai découvert ce bouquin en allant faire un petit tour chez ma bouquiniste d’occasion préférée. Quand j’ai lu la quatrième de couverture, j’ai compris que ce livre devait faire partie de ma bibliothèque.
J’ai passé un agréable moment en compagnie de ce roman et je l’ai dévoré.
Les anecdotes racontées par l’auteure m’ont beaucoup fait rire. J’ai eu du mal à imaginer que certaines situations pouvaient être réelles et, pourtant, elles le sont bien.
Ce livre nous permet de nous rendre compte à quel point le métier de caissière n’est pas facile et combien certaines personnes peuvent être ingrates.
  
Ce que j’ai trouvé un peu dommage, c’est que l’auteure a un peu laissé de côté les personnes polies et sympas qu’elle peut voir passer à sa caisse.
Après la lecture de ce roman, je ne regarderais plus la caissière de la même manière quand j’irai faire les courses.

L’enfant qui se laissait mourir de Othilie Bailly


« Je ne veux pas manger, je ne veux pas me lever. Je veux rester dans mon lit, dans mon sommeil… » Alice à quinze ans. Elle est anorexique: un suicide lent, inconscient. Refusant toute nourriture, elle se laisse mourir. Adolescente volontaire, elle porte la même détermination à se détruire qu’elle en mettait à croquer la vie.
Pourtant la vie d’Alice a commencé comme un conte de fées, seule dans cette île avec Pa, dans cette maison qu’il avait bâtie pour elle. Quant à Ma, sa mère, elle était partie un beau jour. Alors Pa l’a remplacé il est devenu Pama, il est devenu toute la vie d’Alice.

Qu’est-ce que j’en pense
Encore un livre acheté chez ma bouquiniste d’occasion préférée.

Même si je m’attendais à plus d’action dans ce livre je l’ai lu en seulement quelques heures et je l’ai beaucoup apprécié. 

J’ai trouvé l’histoire assez lente mais j’ai accroché dès le début.

L’histoire d’Alice est vraiment très prenante. 

Cette petite fille  découvre au fil du livre que sa maman ne l’a jamais voulue et qu’elle la eue pour faire plaisir à son père. La maman, la laisse toute seule avec son père et part vivre ailleurs. La petite fille, qui était déjà attachée à son père, le devient encore plus et lui donne les deux rôles: « Papa et maman », en l’appelant Pama. 

Cet attachement à son père devient très intense, elle a peur de s’en séparer et c’est là que l’histoire devient encore plus touchante quand elle apprend que son père a eu un accident de voiture.  Elle veut se laisser mourir et le rejoindre. A partir de ce moment là, l’histoire devient même bouleversante. Cette petite fille, qui plonge dans l’anorexie, n’a plus le courage de se battre.

On pense que ça ne se passe que dans les livres mais ce sont des choses qui se passent aussi réellement.

Je vous recommande à tous cette histoire remplie d’émotions.



Extrait d’une lettre qu’Alice a trouvée et venant de sa mère
Tu sais bien que tout est de la faute d’Alice. Bien sûr, il y a tout ce que je t’ai dit…cette île ! Je n’ai jamais pu supporter les îles, je m’y sens en prison…et je ne sais même pas nager.

Ha oui le beau blond…un amour d’été…passade d’une femme qui s’ennuie. Nous sommes assez intelligents tous les deux pour…

Mais la vérité est autre : celle qui est comme un poison en moi : TA fille.
Car c’est bien TA fille, ce n’est pas la mienne : je voulais me faire avorter…


J’étais sa petite princesse… de Nelly



La petite Nelly n’a que douze ans lorsqu’elle se fait violer pour la première fois  par son père. Ce père qu’elle aime tant, qu’elle admirait tant. Son papa, tout simplement. Le papa adoré de sa petite fille chérie. Un amour paternel qui va vite tourner au cauchemar. 
Sa maman malade, Nelly va peu à peu être investie d’un rôle qu’elle n’a pas choisi. Elle l’assumera pour le bien de tout la famille qui repose sur ses petites épaules. Petite maman pour son petit frère et sa petite soeur, petite nounou pour le bébé dont sa maman avait la garde et … petite femme pour son père esseulé.
Nelly ne peut plus faire face, elle est débordée et le comportement bizarre de son père l’effraie, mais la normalité lui échappe. Elle se fait abuser par son père…physiquement mais aussi moralement. Elle se tait et son silence va devenir peu à peu le moteur d’un cercle infernal dont elle sera prisonnière. Par chance, son professeur de musique brisera les chaînes de cet engrenage. Le silence est rompu et l’affaire va être révélée au grand jour. Nelly va encore beaucoup souffrir mais, cette fois, sa guérison va enfin pouvoir s’amorcer.

Qu’est-ce que j’en pense?
Je suis tombée sur ce livre en allant faire un tour chez ma bouquiniste préférée. J’ai lu le résumé et j’ai tout de suite su qu’il allait me plaire et je peux vous dire que je ne me suis pas trompée. Ce livre est une vraie merveille.

L’héroïne de ce livre, Nelly, est une petite fille plein de courage qui a réussi à raconter son histoire à la police, devant les tribunaux et dans l’émission « Mea Culpa » qui est passée sur TF1. Suite à l’émission, elle a fait ce livre.

C’est une bonne chose qu’elle ait réussi à écrire ce livre parce que bien souvent on pense que des histoires comme celle-là n’arrivent qu’aux autres et ça nous fait prendre conscience que ça peut arriver dans tous les foyers même dans le nôtre.
Nelly a parlé pour tous ces enfants qui n’osent pas parler parce qu’ils ont peur de perdre leur père ou la personne proche qui leur fait subir cet inceste et ils ont aussi peur de perdre l’amour de cette personne. Ces enfants là sont souvent, comme Nelly, jugés coupables par certaines personnes de l’entourage et c’est très difficile pour eux à accepter. Nelly a eu le courage de crier au monde son innocence.
J’ai vraiment été touchée par son histoire qui a été écrite avec beaucoup de sincérité et d’émotion. Cette émotion, on la ressent tout au long de l’histoire.

Les deux passages du livre qui m’ont le plus marquée
  • D’avoir embrassé mon premier garçon, j’étais contente. J’étais toute folle de joie. Je devenais une jeune fille. C’était formidable. Ça me changeait de tous mes problèmes à la maison. J’étais comme les autres, comme mes copines qui ne pensaient qu’à rigoler, qui avaient des petits copains. Et ça, mon père ne l’a pas supporté. Il avait l’impression que j’allais l’abandonner, qu’il n’aurait plus personnes pour l’aimer. Ca rendait notre mariage impossible !
  • A mon père, je n’ai jamais demandé si c’était normal ou non. Si j’avais commencé à lui en parler, peut-être qu’il aurait pris peur, et Dieu sait ce qu’il m’aurait fait ! Un jour il m’avait menacée : – Si tu parles, nous mourrons tous les deux. Nous prendrons la voiture et nous aurons un accident. J’avais raconté cela à un copain, qui a rigolé. Il ne m’a pas crue, et c’est normal : qui veut croire une chose pareille, un papa qui veut mourir avec sa fille ? Alors, je n’ai plus jamais rien dit à personne