Archives de Catégorie: Les plumes d’Asphodèle

Les plumes 49 d’Asphodèle


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On se retrouve aujourd’hui pour les plumes d’Asphodèle, ça fait un moment que je n’ai plus écrit et quel bonheur de m’y remettre. Par contre, soyez indulgents, j’ai l’impression d’avoir perdu légèrement la main. Lire la Suite →

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Les plumes 45 d’Asphodèle


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Quel bonheur de retrouver les plumes d’Asphodèle et de s’amuser avec les mots. Le principe était d’utiliser les mots suivants: Frissonner, vide, humeur, plume, embellir, enfin, sommeil, drogué, impasse, poésie, torture, plénitude, trop-plein, youpi, énergie, absence, temps, dénuement, bol, idée, déchirement, bus, besoin, rationner, abandonné.
Mon texte est tout court, mais ils y sont tous. Je vous laisse découvrir le résultat en 169 mots.

plume et encre

A peine sortie du lit, elle savait que la journée ne serait pas comme les autres. Il lui fallait prendre le bus vers la gare et se rendre compte de l’absence de train.

Quelle torture par ce temps froid et humide à vous faire frissonner ! Elle avait sommeil et aurait tout donné pour avoir un trop-plein d’énergie qui lui aurait permis de démarrer la journée dans la plénitude la plus totale. Avec une telle tête de zombie, les personnes qui la croisaient dans cette impasse devaient la prendre pour une droguée. Elle était seule, se sentait vide et d’humeur maussade.

Enfin, une fois rentrée chez elle, elle allait prendre la plume, la poésie viendrait embellir sa journée, elle laisserait courir ses idées. Ce sera l’occasion pour elle d’extérioriser ce besoin qu’elle avait abandonné à cause de ses  journées interminables. Youpi, elle allait combattre ce déchirement, ce dénuement autour d’un bon bol de café, mais elle devrait se rationner pour éviter les insomnies dues à l’abus de caféine.

Les plumes 44 d’Asphodèle


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Voici ma deuxième participation aux plumes d’Asphodèle, encore une fois,  je me suis beaucoup amusée. Le principe était d’utiliser les mots suivants:
Feu, chocolat, pelote, courage, croquer, branche, pleurer, folie, logiciel, admiration, couture, s’évader, play-boy (ou playboy), abeille, clope, plaisir, raquer, tunes (ou thunes), caramel, articulations, céder, raccommoder, vernis, allumette, amour, courses (dans le sens de shopping),  tonnerre.
Deux mots de la liste pouvaient être ôtés, je voulais tous les employer mais pas moyen de caser raquer. (Désolée Thiébault 🙂 )  C’est parti pour la lecture en 251 mots.

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Ses articulations la font de plus en plus souffrir, mais elle a appris à vivre et à garder courage.
Les jours de répit, elle sort faire les courses et croque la vie à pleines dents. Elle sait très bien que pleurer sur son sort n’arrangera pas les choses et aime conserver un grain de folie quoi qu’il arrive. Quand elle va faire du shopping, elle se laisse toujours tenter par de nouveaux vernis et s’achète des pantalons, elle préfère dépenser des thunes que de raccommoder les coutures qui sont sur le point d’exploser.

Quand elle est en pleine crise, elle s’évade au coin du feu avec un chocolat chaud et un bon roman. Elle est en admiration devant les histoires d’amour et elle aime fantasmer sur les playboys qu’elle rencontre dans ses lectures. Elle peut passer des heures à créer ces beaux gosses sur son logiciel de dessin favori tout en fumant sa clope et en dégustant une succulente crème caramel. Après tout, il n’y a pas de mal à se faire du bien quand on vit seule, il faut savoir se faire plaisir et céder à la tentation. Elle n’a plus besoin d’allumette pour avoir chaud notre Germaine et le mot pelote a pris une tout autre signification pour elle. Le temps où elle avait  froid aux yeux est révolu. Les seules choses qu’elle craint encore sont les abeilles et le bruit du tonnerre dans les branches, mais surtout pas la vision des autres qui la regardent profiter de la vie.

Les plumes 43 d’Asphodèle


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Pour cette première participation aux plumes d’Asphodèle, je me suis beaucoup amusée. Le principe était d’utiliser les mots suivants:  Allergie, velléité, brise, espérance, étincelle, écrire, déplaisir, censure, enfant, gourmandise, première, tramway, rides, éphémère, envie, amour, voyage, peluche, chocolat, tapir (l’animal ou le verbe au choix), envol, baiser (dans le sens que vous voulez), attente, vibrer, volutes, valser.

Deux mots de la liste pouvaient être ôtés, je voulais tous les employer mais pas moyen de caser velléité et volutes.

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Camille en avait assez de ces allergies au pollen. Dès qu’une brise se levait, c’était la catastrophe. Elle n’échappait ni aux  éternuements, ni aux nez coule, ni aux yeux larmoyants. Les mots qu’elle pouvait utiliser pour qualifier ce déplaisir relèvent de la censure. Les jours de grosse crise, elle aurait tout envoyé valser.

Même si elle détestait les salles d’attente de l’hôpital, il était temps qu’elle arrête de se tapir dans son coin et qu’elle se prenne en main. Elle n’avait pas de grandes espérances de cette première visite chez l’allergologue, elle n’en avait pas l’envie non plus, mais elle savait qu’en rentrant de ce rendez-vous, elle pourrait s’adonner à l’écriture, cette passion qui la fait vibrer.

Dès qu’elle se mettait à écrire, elle avait cette étincelle dans les yeux. Les heures défilaient, elle prenait son envol vers un long voyage. Elle aimait revenir dans le passé et raconter la relation d’enfant qu’elle avait avec sa grand-mère. Elle évoquait les rides, les déplacements en tramway, les peluches, le chocolat qui était bien souvent éphémère, mais sa meilleure souvenance reste ce baiser du soir rempli d’amour qui était pour elle la plus magnifique des gourmandises.