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Rudik, l’autre Noureev de Philippe Grimbert


Titre: Rudik, l’autre Noureev
Auteur: Philippe Grimbert
Editions: Plon

Je tiens à remercier la masse critique Babelio et les Editions Plon pour cette découverte.

Quatrième de couverture
De retour de sa première visite en Russie depuis son célèbre saut vers la liberté, Noureev est extrêmement déprimé et en confie la raison à son psychanalyste, marquant le début d’une cure peu orthodoxe.
Mais qui va réellement mener la danse ?
De retour de sa première visite en Russie depuis son célèbre saut vers la liberté, le danseur étoile Rudolf Noureev, très déprimé, consulte Tristan Feller, psychanalyste du Tout-Paris.

Le thérapeute est rapidement déstabilisé par la personnalité hors du commun de « Rudik » , qui impose un cours peu orthodoxe à la cure : plongée dans l’histoire d’une légende vivante mais aussi affrontement entre les deux hommes durant lequel se déploient jeux de pouvoir et de fascination.

À travers ce roman d’une analyse exceptionnelle, c’est à un voyage au-delà des masques que nous convie Philippe Grimbert.

Qu’est ce que j’en pense?
Après un coup de coeur pour « Jim » de Harold Cobert et « Lennon » de David Foenkinos qui sont eux aussi publiés dans cette collection miroir des Editions Plon, j’étais très intriguée par « Rudik » et je me suis donc laissé tenter.
J’ignorais tout de notre danseur, je n’en avais même jamais entendu parler avant de voir passer ce roman et c’était une bonne occasion pour m’immerger dans son univers.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment mais j’ai eu un petit regret, je n’ai pas pu me plonger à 100 % dans la peau de Rudik. J’aurais aimé que l’histoire soit racontée de son point de vue plus que de celui du psychanalyste mais je comprends tout à fait la façon de faire de l’auteur vu que c’est son métier.
Mis à part ce petit point négatif, j’ai découvert l’univers de Rudik avec plaisir et j’ai beaucoup apprécié assister aux ballets, je me suis émerveillée sur le spectacle comme si j’étais dans les décors en compagnie de notre danseur et de notre psychanalyste.
J’ai également été conquise par l’attachement que Tristan développe par rapport à Rudik.
Quant à l’histoire, on sent que l’auteur est passionné par l’univers de Rudik et qu’il connaît bien son sujet.
Bref, malgré un petit bémol, j’ai passé un bon moment et, si vous aimez la danse, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par ce roman.

Présentation de l’auteur
Philippe Grimbert est psychanalyste, écrivain et essayiste. Ses romans Un secret (Grasset, 2004 XLIOX8211; Prix Wiso et Grand Prix des lectrices de Elle), La Mauvaise Rencontre (Grasset, 2009) et Un Garçon singulier (Grasset, 2011) ont rencontré un grand succès. Il a également publié plusieurs essais dont : Psychanalyse de la chansonPas de fumée sans Freud et Chantons sous la psy. (cc Editions Plon)



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Jim de Harold Cobert



Mars 1971, le mythique chanteur des Doors rejoint sa compagne Pamela à Paris. Loin de la rock star à la silhouette filiforme et gainée de cuir noir, Jim, gros, barbu, les cheveux longs et grisonnants, déambule telle une ombre dans les rue de la Ville lumière.

Dégoûté par l’industrie du disque, il s’enfonce lentement dans la dépression et penser arrêter la musique pour se consacrer à la poésie.

Dans ses errances et ses outrances éthyliques, il cherche à démêler les fils obscurs qui ont tissé sa destinée d’enfant de militaire balloté de ville en ville, devenu une icône de la scène rock mondiale et réfugié en paria à Paris, cité des écrivains maudits.

A travers ces confessions imaginées, Harold Cobert se glisse dans la peau de Jim Morrison confronté à ses démons.


Qu’est-ce que j’en pense?
**cri de fan hystérique**Jimmmmmmmmmmm ❤
Bon d’accord, j’ai compris, je redescends sur terre et j’en viens à mon avis.

Il y a des romans dont on attend la sortie avec impatience. Etant fan des Doors et de l’écriture d’Harold Cobert, Jim était celui que j’attendais par-dessus tout et, une fois que je l’ai eu en main, je n’ai pu m’empêcher de me jeter dessus.
Déjà, il faut avouer que la couverture est magnifique et que la photo de Jim qui s’y trouve est complètement craquante.
J’en attendais beaucoup, comme à chaque fois que je lis un roman de l’auteur, et je n’ai pas été déçue, cet ouvrage est un énorme coup de cœur et, encore une fois, j’ai l’impression que les mots ne seront pas assez pour vous décrire ce que j’ai ressenti.
Et pourtant, Harold Cobert arrive très bien à faire passer les émotions au travers des mots et de sa magnifique plume. On est tellement happé par l’histoire qu’on en arrive à en avoir l’impression que c’est Jim qui a écrit ce bouquin.
Quel bonheur de se retrouver plongé dans la vie de Jim, je me suis régalée du début à la fin de ce roman. On sent que l’auteur connait bien son sujet et qu’il est passionné par la vie de Jim Morrison.

A travers ce roman, J’ai découvert beaucoup de choses que j’ignorais. Entre autres, la passion de Jim pour les livres et l’écriture. D’ailleurs, Harold Cobert a réussi à attiser ma curiosité et à me donner envie de me plonger dans les ouvrages écrits par Jim.
Arrivée à la fin de ce roman, si je pouvais faire un vœu ce serait celui de revenir en arrière et d’avoir une vingtaine d’années à l’époque de Jim pour pouvoir assister à un concert des Doors.
Merci Harold, merci pour ce moment divin et bravo pour cette magnifique biographie.
Bref, si vous êtes fan de Jim Morrison et si vous aimez la magnifique plume d’Harold Cobert, ce roman est fait pour vous.

Et si on terminait par une petite citation ?
« Les livres sont des compagnons fidèles. Ils t’accompagnent partout le temps où tu les lis, et ils restent avec toi par la suite, où que tu ailles. » 

Et par une petite vidéo?

Monsieur Papa de Patrick Cauvin


Franck Lanier avait tout arrangé pour les vacances. Il casait son fils chez son ex-femme et lui filait à Bangkok. Mais son petit garçon, Laurent, n’est pas du tout d’accord. Il veut, lui aussi, partir pour Bangkok. Tous les moyens seront bons pour parvenir à ses fins, des plus drôles au plus désespérés et des aventures peu banales se succèdent dans une vie quotidienne pleine de tendresse entre le père et le fils.

Qu’est-ce que j’en pense?
Cette fois il s’agit d’un  livre trouvé à la Croix-Rouge.
J’ai été attirée directement par son titre et par sa couverture en le voyant. Ensuite, en lisant le résumé, plus aucun doute il me le fallait.

Je suis entrée directement dans ce livre. Dès la première page j’ai été plongée dedans.
J’ai beaucoup aimé le style d’écriture de l’auteur.

Au début, on découvre une relation entre un père et son fils qui sont très proches. Il n’y a pas beaucoup d’action. Puis au fur et à mesure du livre, beaucoup de choses se passent. On se rend compte que ce petit garçon, Laurent, est vraiment prêt à tout pour empêcher son père, Frank, de partir à Bangkok sans lui. On a du mal à imaginer qu’un petit garçon de 10 ans puisse faire autant de bêtises que Laurent. Mais pourquoi fait-il tout ça ? Par amour pour son père ?
Ce livre m’a replongé dans mon enfance. Je me suis demandé ce que je faisais à l’âge de Laurent. Aurais-je été capable d’en faire autant ? 

Ce qui m’a le plus choqué dans ce livre c’est que Laurent, quand il raconte son histoire,  appelle toujours son père par son prénom. Il ne dit pas une seule fois papa quand il en parle mais il le nomme toujours Frank.