Archives de Catégorie: Atelier d’écriture

{Atelier d’écriture} Vacances, j’oublie tout


Me voici de retour aux ateliers d’écriture de Leiloona. Ca faisait quelques mois que je n’avais plus participé et ça me manquait tellement. J’espère que ce petit texte vous plaira, j’ai l’impression d’avoir légèrement perdu la main après quelques mois d’absence, mais ce n’est peut-être qu’une idée. Je vous souhaite une bonne lecture et vous laisse découvrir le texte.

© Claude Huré

© Claude Huré

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{Atelier d’écriture} Retrouvailles


Ha les vacances sont là, quel bonheur de prendre le temps d’écrire. Je suis donc de retour  avec un nouveau texte pour les ateliers d’écriture de Leiloona. C’est le premier texte que j’écris depuis quelques mois et j’ai l’impression d’avoir légèrement perdu la main, mais j’espère qu’il vous plaira malgré tout et je vous souhaite une bonne lecture.

atelier leiloona

© Leiloona

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{Atelier d’écriture} Une passion amusante


On se retrouve avec un nouveau texte pour les ateliers d’écriture de Leiloona. La semaine dernière pour la reprise vous avez été nombreux à passer sur le blog et j’ai été très touchée. Cette semaine plus de tristesse, mais un peu d’humour avec un sujet qui me tient à coeur et en lequel beaucoup d’entre vous vont sans doute se retrouver. Trève de bla-bla, bonne lecture à tous.

metro-lecture

© Kot

Ces mains que vous voyez ce sont les miennes. La lecture et moi, c’est une grande histoire d’amour. Tous les jours, matin et soir, je passe cette heure de trajet  qui sépare mon domicile du travail, un livre à la main. Je dévore, je m’évade, je ris, je soupire, je m’immerge dans l’histoire et plus rien n’existe, sauf peut-être ces personnes curieuses qui tentent de lire par-dessus mon épaule.

Il m’arrive aussi de faire semblant de lire, et de m’amuser des regards et des réflexions des personnes qui m’entourent. Les opinions de ces individus sont très divergentes .Certains ne comprennent vraiment pas ce que la lecture peut m’apporter, d’autres me jugent à la couverture du roman ou encore me regardent comme si je venais d’une autre planète. Il y a ceux qui m’envient, qui voudraient pouvoir se concentrer n’importe où et s’évader, mais aussi ceux qui me complimentent et qui trouvent le geste de lire tellement magnifique. Je pourrais vous citer bien des comportements et des réflexions, mais je ne vais pas m’étaler.

Aujourd’hui, j’ai décidé de ne pas lire, mais de m’amuser. Avant de démarrer la journée, je sors de ma bibliothèque ce gros succès érotique dont tout le monde parle et qu’on voit partout.

 A peine entré dans le métro, je prends place et je fais semblant de me plonger dans le roman en question. Il ne faut pas longtemps pour que les premiers commentaires de coincés se fassent ressentir. « Ho, tu as vu ce jeune homme, il a l’air tellement intelligent, mais comment peut-il lire ce roman qui fait fantasmer les filles en mal d’amour ? » Certains ne disent rien, mais c’est leur regard qui parle. Et puis, il y a cette jeune femme qui vient s’asseoir à côté de moi et me colle d’un peu trop près, elle doit sans doute avoir lu le roman et me confondre avec le beau gosse de l’histoire.  Elle se fait de plus en plus aguicheuse et se colle à moi, mais, heureusement, je suis arrivé, et elle ne me suit pas.

La journée au travail se passe et je reprends mon petit manège sur le chemin du retour. Je sors le roman et c’est parti. Les yeux se braquent sur moi et les remarques fusent. Deux dames d’un certain âge me fixent et laissent échapper un : « Ces jeunes tous des obsédés ». J’entends deux jeunes filles me traiter de salle macho.

Mais ce que ces personnes ignorent c’est que je n’ai toujours pas lu une page depuis ce matin et que j’ignore totalement ce que ce roman raconte.

Je rentre chez moi amusé de ma journée. Demain est un autre jour, mais vais-je réellement lire ou continuer à me divertir des réactions et du jugement de mon entourage ?

{Atelier d’écriture} La solitude


Ca fait quelques mois, que je n’ai plus participé aux ateliers d’écriture de Leiloona et ça me manquait. Me voici donc de retour avec un nouveau texte. Attention, sortez les mouchoirs pour les plus sensibles. Je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que le texte vous plaira.

© Julien Ribot

Comme tous les mardis avec les aides-soignantes et les résidents des Roses, je me balade au marché. Cette promenade me rend à la fois heureuse et nostalgique, car elle me rappelle ma jeunesse. Ce temps où pendant les vacances, je venais  flâner avec les enfants et mon Bébert sur cette même placette.
Nous profitions de ces moments pour faire un petit plaisir aux marmots, puis nous allions manger un plat du jour dans ce restaurant qui se trouve encore actuellement sur la place et nous terminions notre repas par une succulente glace à la fraise.

Aujourd’hui, tout est différent, je suis là, seule, abandonnée, dans ce home. Quand mon Bébert est parti rejoindre les anges au ciel, nos enfants,  Laurence et François ont jugé que je ne pouvais pas rester à la maison et qu’il était temps de me placer. Selon leurs dires, ils avaient leur vie de famille, leur travail et ils ne pouvaient plus m’assumer. Au début de mon séjour, ils venaient me chercher tour à tour et m’invitaient pour une journée chez eux, que je puisse les voir et passer un moment avec mes petits-enfants.  Puis très vite, leurs visites se sont espacées et mes sorties aussi. Le tous les dimanches est devenu toutes les deux semaines, puis une fois par mois, pour n’être plus rien du tout.

Leurs belles promesses se sont rapidement envolées. Je ne suis plus rien qu’une pauvre vieille grabataire dans leur vie mouvementée.
Ils m’avaient promis que je n’aurais pas le temps de m’ennuyer à la résidence, que j’allais me faire des tas d’amis, et que j’allais avoir des tonnes d’occupations à ne plus avoir une minute à moi, mais ce ne sont que des belles paroles.
Je ne me suis jamais habituée aux Roses et je passe les journées dans ma chambre à regarder la TV.

Ce matin, en m’éveillant, je me sens heureuse, car nous sommes mardi et je vais faire ma sortie hebdomadaire. Je vais aller sur ce marché, avec juste l’envie de ressasser de magnifiques souvenirs et m’évader quelques instants de cet ennui quotidien. Je suis tellement plongée dans mes pensées que j’ignore totalement les étals qui se présentent à moi, mais une voix que je reconnais me sort de mes songes, c’est Elodie ma petite fille, je l’aperçois au loin. Elle est là, avec François, son papa, c’est la première fois que je les entrevois au marché depuis que je vis aux Roses. Ils sont bien trop occupés pour me voir et je serais bien incapable de les rattraper. Ils disparaissent de mon champ de vision et je vais rentrer à la Résidence reprendre ma vie.

Reviendrai-je au marché la semaine prochaine ? Rien n’est certain, cette rencontre m’a chamboulée et je préfère rester  enfermée plutôt que de subir cette souffrance morale.

{Atelier d’écriture}Séjour idyllique


Me voici de retour aux ateliers d’écritures de Leiloona. Ça fait un moment que je n’ai plus participé, mais je suis bien décidée à m’y remettre sérieusement. Bonne lecture à tous, j’espère que le texte vous plaira.

© Julien Ribot

© Julien Ribot

Ce soir, enfin, je vais pouvoir agir. Qu’est-ce que j’attendais ce moment ! Je surveille la maison depuis une semaine et je connais les habitudes de ses habitants sur le bout des doigts. Ils travaillent tous les deux de nuit, ils seront donc déjà partis à mon arrivée. Tout est programmé pour que je réussisse ce casse et que je puisse décrocher. C’est le dernier avant de m’envoler faire le tour du monde et mener une vie plus que confortable. Quand je les vois tous les deux, lui rouler en Porsche et, elle en Ferrari, je me réjouis du butin à récolter. Ça sent le pognon à plein nez. Même si je devrais partager la mise avec mon pote Nanard, qui m’attend dans la camionnette, je sais que je vais toucher le pactole.

Tout se passe comme prévu, j’entre par l’arrière, la lucarne de l’atelier est ouverte. C’est trop facile, j’ai l’impression qu’ils n’ont peur de rien. Toute la semaine, ils sont partis travailler avec la fenêtre béante et ce soir c’est encore le cas. Ils se croient à l’abri de tout parce qu’ils habitent un quartier calme. Il faut vraiment tout leur apprendre, j’espère que le fait de se retrouver dépouillés leur servira de leçon.

Une fois entré, je débranche l’alarme qui se trouve sur le mur contre la porte qui mène au séjour. Rien de bien compliqué, je ne compte plus le nombre de sonneries coupées. Un tour de clé à l’accès au jardin et je peux charger les gros appareils dans la camionnette sans stress. Ce chemin qui longe leur verger est tellement pratique. Je sens l’adrénaline monter et je songe à la difficulté que j’aurais à me séparer de cette vie.

Une fois l’essentiel sorti, je retourne dans l’atelier à la recherche d’objets de valeurs. J’ai l’habitude d’inspecter toutes les pièces, car on ne sait jamais ce que l’on peut y trouver.

Que se passe-t-il ? J’entends des pas. Je ne comprends pas, lui ne rentre pas avant deux bonnes heures, et elle doit arriver encore plus tard.

C’est la première fois que je suis dérangé, j’ai dû faire un mauvais calcul. La porte de l’atelier s’ouvre, je peux plus bouger. Je reste planqué dans un coin en attendant impatiemment qu’il me laisse sortir. Je le vois ! C’est lui ! Mais que fait-il ici à une telle heure ? Il devrait travailler. Ho non ! Il allume. Il va me griller ! Je suis pris au piège ! La panique me gagne, j’attrape le tournevis qui se trouve sur l’établi et saisi d’un extrême accès de rage, je lui plante, avec violence, dans le cou et il s’effondre.

Les sirènes de police retentissent, je suis pétrifié, je n’ai pas le temps de m’enfuir et j’ai peut-être tué un homme. Je suis fini ! Pourquoi me suis-je obstiné à réaliser ce dernier cambriolage ? Je peux tirer un trait sur mon séjour idyllique. Voilà, ce que c’est d’en vouloir toujours plus et de ne pas se satisfaire de ce qu’on a déjà.

{Atelier d’écriture} Vue de l’intérieur


Ce texte est ma deuxième participation à l’atelier d’écriture de Leiloona. N’hésitez pas à commenter et à donner votre avis. Bonne lecture à tous.
© Kot

© Kot

Trois semaines après notre rencontre dans cette boite de nuit à la mode, je me suis fait larguer par Charles Édouard. Emma, ma meilleure amie, peut bien me répéter sans cesse qu’il a un prénom tue-l’amour, je me remets très difficilement de cette rupture. Il faut dire qu’il est beau comme un Dieu et qu’il fait craquer toutes les filles.

Quand je regarde cette photo, je repense à ses muscles et ses tatouages à tomber. Je garde un espoir qu’il reviendra. Pourtant, une partie de moi ne peut s’empêcher d’imaginer que c’est le pire des goujats.

Jamais on n’avait rompu avec moi de la sorte. Un simple SMS disant qu’il valait mieux que nous en restions là, qu’il changeait de numéro et que je ne devais pas chercher à le joindre. Bien sûr, j’ai essayé de l’appeler à maintes reprises, mais il est devenu inaccessible.

Quelqu’un sonne à la porte et me sort de mes pensées. C’est Emma qui vient prendre de mes nouvelles. Ça fait deux jours que je bloque à la maison à ruminer la trahison de Charles Édouard sans même décrocher le téléphone et elle est très inquiète.

Elle est bien décidée à me faire bouger de chez moi et, comme elle sait toujours se montrer très convaincante, je ne peux résister bien longtemps même si l’envie n’y est pas. C’est facile pour elle de me dire d’oublier ce bel étalon, elle a trouvé la perle rare en Marc et elle est sur le point de l’épouser.

Nous franchissons la porte et, en route, elle m’explique que son futur mari travaille toute la nuit. Elle a donc décidé de m’emmener passer la soirée au restaurant entre filles.

Son choix se porte sur un endroit discret où nous pourrons parler tranquillement. Nous nous connaissons depuis tellement d’années que je ne suis pas du tout étonnée qu’elle veuille avoir une discussion pour me faire rayer Charles Édouard de ma vie.

Encore une fois, elle sait se montrer très convaincante; plus elle prononce le prénom de mon ex, plus je le trouve ridicule. Plus la soirée défile et plus j’ouvre les yeux sur les défauts à ce lâcheur.

Nous allons passer au dessert quand la sonnerie du téléphone d’Emma retentit. Elle s’excuse et va prendre l’appel dehors. La situation m’échappe, nous n’avons aucun secret. Jamais elle ne s’est éclipsée de la sorte. J’ai l’impression qu’elle me cache quelque chose.

La voilà qui revient, je me fais peut-être des idées. Elle se justifie en m’expliquant que c’était un contact professionnel. Nous commandons une glace et continuons à discuter. Je la sens nerveuse et je vois ses yeux qui se portent sans cesse sur l’entrée. Je l’interroge, mais elle me dit que tout va bien et détourne la conversation.

Le dessert terminé, elle stoppe nos bavardages et se lève en apercevant un homme qui s’approche. Je comprends enfin son petit jeu, elle pense que le meilleur moyen pour moi d’oublier Charles Édouard est de rencontrer un de ses potes. Elle fait les présentations et invite Aaron à s’installer avec nous tout en s’éclipsant aux toilettes.

Je me sens gênée, je ne sais pas quoi raconter, je me mets à rêvasser et à repenser à mon ex et à ses magnifiques muscles. Très vite, j’oublie l’ami d’Emma qui est assis à ma droite. Il faut dire que physiquement, il n’a rien pour me plaire. Je sors de mes songes quand je me rends compte qu’il est occupé à me parler.

Quinze minutes viennent de passer et Emma n’est toujours pas revenue. Je fais un effort pour écouter Aaron et, au fil de la discussion, je découvre qu’il a énormément de points positifs et je me sens de plus en plus attirée par lui. Il me fait rire, il est attentionné et il se comporte avec moi en vrai gentleman.

Nous sommes tellement absorbés l’un par l’autre que nous n’avons même pas vu qu’Emma nous a faussé compagnie pour nous laisser tous les deux.

Depuis cette soirée, un amour sincère basé sur la confiance est né et Aaron et moi sommes devenus inséparables tandis que Charles Édouard est passé aux oubliettes. Avec le temps, j’ai compris que seul son physique m’attirait alors qu’avec mon futur mari, je me suis très vite attachée à sa magnifique beauté intérieure.

{Atelier d’écriture} Demain, j’arrête!


J’ai écrit ce texte pour le défi de  L’orée des rêves et l’atelier d’écriture de Leiloona. En réfléchissant au thème de l’un, j’ai été inspirée en même temps par la photo de l’autre Du coup, un seul texte pour ces deux ateliers. J’espère que ce texte vous plaira, n’hésitez pas à commenter et à me dire ce que vous en pensez. Bonne lecture.

© Marion Pluss

© Marion Pluss

Tous les matins, c’est le même refrain. Dès la sonnerie du réveil, je hante tes pensées et tu ne songes qu’à te jeter sur moi, je suis toujours très proche de toi et tu n’attendras pas la sortie du lit avant de me porter à tes lèvres. Mais aujourd’hui, en entendant résonner les premières notes de « The end » des Doors avec lesquelles tu t’éveilles, même si rien ne peut sembler différent, je sais que je te forcerais à t’ épargner, mon Bébert.

Je sens ta main venir vers moi, mais je ne veux pas que ça aille si vite, je me défile et je laisse la place à une de mes comparses. À peine terminée, je sais que tu vas refaire une plongée et que je vais devoir m’esquiver encore une fois. Voilà déjà deux de mes voisines qui ont disparu et la journée ne fait que commencer. J’aimerais t’éviter encore quelques heures et être la dernière survivante. On dirait que tu te diriges vers la douche, je vais pouvoir respirer quelques minutes pas comme toi qui as le souffle de plus en plus court.

J’entends tes pas s’approcher, tu reviens vers nous et j’ai très vite fait de sentir ta main me frôler. Un petit écart sur la gauche et c’est une de mes copines qui se fait prendre au piège.

Tiens, ça secoue là-dedans, nous partons en balade. J’entends le doux ronronnement de ta moto, je sais que tu pars rejoindre ton pote Nanard pour une journée d’escapade. Vous allez emprunter l’autoroute pour vous arrêter boire un verre dans ce café de motards dont vous êtes devenus des habitués. Et moi, toute la journée, je vais devoir m’esquiver entre tes doigts et ceux de ton copain qui vont plonger vers moi, jusqu’à me retrouver seule.

Les heures défilent et nous sommes de moins en moins nombreuses pour n’être finalement plus que deux. Je ne sais pas trop où nous sommes jusqu’à ce que je sente tes mains s’approcher vers nous et que je t’entende rire aux éclats avec Nanard. Je me cache dans un coin et je t’échappe. Ça y est je suis seule, je suis fière de moi, j’ai réussi la première étape de ma mission.

Tu dis au revoir à ton ami et nous reprenons le chemin de la maison sans faire le moindre arrêt. Je suis la dernière et tu n’as pas pensé à nous renouveler.

À peine la porte franchie, je connais mon destin, c’est maintenant que je vais devoir agir, tu me saisis et je décide de te faire cracher tes poumons jusqu’à t’entendre dire « Demain, j’arrête ! » Je suis ta dernière cigarette et je peux m’éteindre en paix, tu viens de prononcer ces mots que j’attendais tant, j’espère juste que tu tiendras ta promesse. « This is the end »

 

{Atelier d’écriture} Machisme


Maintenant que j’ai créé ce blog, mes participations aux ateliers d’écriture de Leiloona se retrouveront ici. Pour ceux qui découvrent le blog avec ce texte, c’est juste un blog complémentaire à celui de lectrice. C’est juste moi « Les tribulations d’une lectrice « . J’ai bien cru ne pas participer car je n’étais pas très inspirée, mais une idée a surgi hier. Bonne lecture à tous.

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©Marion Pluss

Cela fait bientôt dix ans que Julie et Adam sont mariés. Ils ont de beaux enfants et ont tout pour être heureux. Enfin, c’est ce que Julie pensait, car elle commence a être lassée d’Adam et de ses pensées sexistes. Sa place est à la maison à faire le ménage, les courses, préparer les repas et s’occuper des enfants. Il est hors de question pour lui qu’elle sorte de la maison et qu’elle aille travailler. Elle regrette de plus en plus d’avoir accepté ses idées sans rien dire au début de leur mariage. Elle a déjà essayé d’en discuter plusieurs fois avec Adam, mais ça se termine toujours en dispute et il devient très violent. Du coup, elle n’amène plus le sujet pour éviter sa colère et que les enfants ne s’inquiètent pas.

Elle encaisse, elle encaisse et continue à vivre sa vie sans trop se poser de questions, jusqu’à ce jour, où ils sont en vacances dans la maison familiale du bord de mer. Il n’est pas rentré, elle a mangé seule avec les enfants car il est injoignable. Ce n’est pas dans ses habitudes, mais Julie ne s’inquiète pas. Avec le temps, plus rien ne l’étonne. Il a dû rester en rade avec quelques potes dans un bistro du coin et il ne va pas tarder à revenir.

Une fois les enfants au lit, elle enfile son peignoir et sort se promener sur la plage. Elle n’est pas bien loin et s’ils ont besoin d’elle, ils sauront où la trouver, elle a besoin de se changer les idées. Le bruit des vagues et le cri des mouettes la détendent et lui permettent de s’évader du train quotidien, elle se bien, elle oublie tout et ne se rend plus compte du temps qui passe.

Quand elle se décide à faire demi-tour, elle voit Adam qui arrive à sa rencontre l’air furieux.

– Que fais-tu dehors à cette heure-ci ?????

– Et toi ? Est-ce une heure pour rentrer ?

– Là n’est pas la question, je pensais te trouver à la maison. Tu sais que j’aime avoir mon assiette qui m’attend quand je passe la porte et les vacances n’y changent rien ! Et les enfants, tu as pensé aux enfants ? Ta place est avec eux à attendre que je rentre !

– Justement, parlons-en, je ne suis pas ta bonniche, tes idées sexistes, tu peux te les garder. J’en ai assez que tu penses que la place de la femme est à la maison. C’est fini tout ça, réveille-toi, les temps ont évolué.

Adam s’emporte, lève la main.

– Comment oses-tu me parler comme ça? Tu n’es qu’une femme !

– Tu as levé la main une fois de trop, je n’en peux plus de vivre comme ça dès demain les enfants et moi rentrons à la maison et j’appelle mon avocat pour qu’il t’envoie les papiers du divorce, tout est fini.

Adam reste bouche bée. Pour une fois, Julie a eu le dernier mot.