Le rendez-vous des indés #13


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L’auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. C’est pourquoi,  tous les dimanches, j’essaye qu’un auteur qui est en édition indépendante ou qui est passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous peut être très enrichissant et permettre de découvrir différentes visions et d’échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu’il y aura des risques.

Si vous voulez que ce rendez-vous continue, j’attends vos mails, car ce sont vous, les indés qui le faites. Je compte donc sur vos témoignages que vous pouvez m’envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.

Pour cette nouvelle édition, c’est Suzanne Marty qui se prête au jeu. Elle a connu l’auto-édition avec son roman « La rousse qui croyait au père Noël »

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Je m’appelle Suzanne Marty et je suis officiellement comédienne. J’ai un parcours professionnel atypique puisque je me suis lancée dans le théâtre il y a 15 ans, après quelques années à sévir comme cadre dans de grandes entreprises.

J’ai raconté ma vie à des cahiers pendant très longtemps, mais je n’ai réussi à écrire un début d’histoire qu’après avoir rejoint le monde du spectacle.

C’est courant 2013 que je suis tombée pour la première fois sur le terme « autoédition » sur internet. Le manuscrit de mon roman avait été refusé par une quinzaine d’éditeurs traditionnels, aussi m’étais-je mise en quête d’autres éditeurs ou formes d’édition.

Le principe de l’autoédition m’a tout de suite plu : liberté totale sur le texte, choix du titre du roman, de la couverture, du prix, conservation de tous les droits, royalties plus élevées. Ce mot « autoédition » avait un petit parfum d’avant-garde, de liberté, presque de révolution. Les difficultés techniques paraissaient minimes. Bref, l’aventure était tentante !

Comme elle semblait demander pas mal d’énergie, j’ai procrastiné pendant 6 mois. Fin 2013, je me suis lancée dans l’étude des manuels des plateformes de publication en ligne. J’ai planché sur les subtilités de la typographie, sur le mode d’emploi du convertisseur numérique.

J’ai manqué la crise de nerfs en réalisant ma première couverture sur Photoshop. J’ai failli pleurer en feuilletant mon premier exemplaire broché qui – enfer et damnation – contenait encore des fautes malgré d’innombrables relectures. Puis j’ai frisé la dépression pendant des mois en contemplant la courbe de mes ventes sur Amazon, iBooks et Smashwords, aussi plate qu’un électrocardiogramme de mort-vivant…

Comme les commentaires des premiers lecteurs et blogs littéraires – à qui j’avais offert mon roman – étaient bons, j’ai sorti une deuxième édition en septembre 2015 avec une nouvelle couverture. Courant novembre j’ai restreint la publication à Amazon, seule librairie en ligne mettant en avant les auteurs indépendants de façon significative à ce jour. La couverture de mon roman a encore évolué en mars de cette année, quand j’ai réalisé que de nombreuses personnes imaginaient une histoire en rapport avec la période de Noël, ce qui n’est pas du tout le cas.

En dehors des aspects techniques liés au livre lui-même et à sa publication, les plus gros défis de l’autoédition consistent à se faire reconnaître en tant qu’auteur, à apprendre à connaître les lecteurs et les blogueurs littéraires, à leur donner envie de s’intéresser à nos histoires en général et à l’autoédition en particulier (ce qui n’est pas toujours gagné). Car à part pour quelques veinards, qui vont s’envoler dans le Top 100 d’Amazon grâce à l’opération du Saint Esprit, faire démarrer les ventes d’un premier roman autoédité relève de Mission Impossible.

J’ai donc pris mon bâton de pèlerin et suis partie à la rencontre de mes lectrices et lecteurs potentiels. J’ai créé ma page d’auteur sur Facebook, me suis inscrite sur Twitter – chose impensable au départ : que peut-on bien raconter en 140 caractères ! Je suis présente sur une ou deux communautés d’auteurs et plusieurs forums de lecture. J’ai aussi créé un teaser vidéo pour « La rousse ». Comme je ne suis pas encore réalisatrice, je me suis fait aider par une société de conseil en communication spécialisée dans le spectacle, que je connais depuis plus de 10 ans.

En juin dernier, j’ai lancé mon blog d’humeurs. J’y publie mes états d’âme sur tout et n’importe quoi : l’amour, mes galères, les régimes, les voeux du nouvel an, mes projets de livres et de films, les rêves, les illusions, etc. Si vous aussi vous croyez au père Noël tout en ayant les pieds sur Terre, n’hésitez pas à y passer !

L’autoédition est une aventure passionnante, mais sachez que le succès des livres indés repose essentiellement sur le bouche-à-oreille et les recommandations des blogs, littéraires ou pas. Or il faut des dizaines de chroniques et des centaines de commentaires sur les librairies en ligne pour faire connaître un premier livre. Si vous avez aimé « La rousse qui croyait au père Noël », ne soyez pas timide : n’hésitez pas à me retrouver sur Facebook et Twitter ; les forums de lecture Livraddict, Babelio, Goodreads et à me contacter pour une interview ou un service de presse. C’est avec grand plaisir que j’échangerai avec vous.

Je remercie chaleureusement Isabelle, qui ouvre volontiers son blog aux auteurs autoédités et a été l’une des dix premières à chroniquer « La rousse qui croyait au père Noël ». Merci également à toutes les autres blogueuses/eurs qui chroniquent régulièrement les romans autoédités ainsi qu’aux lecteurs qui les commentent. Car chacun contribue chaque jour un peu plus à faire connaître les histoires des auteurs indépendants.

Et si vous êtes sur Twitter, pensez à partager vos lectures de romans autoédités chaque jeudi à l’aide du nouveau hashtag #JeudiAutoEdition !

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2 Réponses

  1. Ce sont mes premiers pas « avertis » dans le monde de l’auto-édition… Peut-être que, dans une précédente vie, où j’étais aveugle (?!?), je ne connaissais pas ce monde. Aujourd’hui, j’ouvre les yeux et je réfléchis à ce nouveau paysage. Il est intéressant…
    A suivre !

    Aimé par 1 personne

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