Le rendez-vous des indés #12


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L’auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. C’est pourquoi,  tous les dimanches, j’essaye qu’un auteur qui est en édition indépendante ou qui est passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous peut être très enrichissant et permettre de découvrir différentes visions et d’échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu’il y aura des risques.

Si vous voulez que ce rendez-vous continue, j’attends vos mails, car ce sont vous, les indés qui le faites. Je compte donc sur vos témoignages que vous pouvez m’envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.

Pour cette douzième édition, c’est Margarita Perea Zaldivar qui se prête au jeu. Elle a connu l’auto-édition avec son roman « Cité et pavillon »

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J’ai publié un premier roman en 2011, « Le chemin du Perthus », chez l’Harmattan. Cette maison, bien connue dans le domaine des sciences humaines, publie plus largement que d’autres tout en sélectionnant quand même un peu. J’ai vendu environ 400 exemplaires mais sans que l’éditeur fasse le moindre effort de promotion bien qu’on lui cède les droits sur l’ouvrage. C’est à l’auteur de le faire et le bouche à oreille a fonctionné aussi. J’ai, en outre, eu la chance d’avoir deux articles dans la presse, en particulier un bon papier dans le journal « Sud-Ouest » qui a favorisé les ventes dans cette région.

Pour mon second roman (Cité et pavillon), j’ai eu envie d’échapper à la dictature des comités de lecture, à l’envoi des manuscrits imprimés qui ne reviennent pas, aux lettres de refus stéréotypées. J’ai lu un article sur Iggybook, startup de la publication indépendante numérique, et j’ai publié avec eux, tout d’abord en e-book et, depuis janvier, sous forme papier également car j’ai constaté que peu de gens, du moins dans mon réseau, lisent sur écran.

Iggybook fait de vrais efforts pour promouvoir ses auteurs, à la mesure de ses moyens : signature au Salon du Livre, page auteur sur leur site, interview dans leur blog, forte présence sur les réseaux sociaux. En outre, grâce aux outils en ligne qu’ils proposent à un prix très modique, il est facile de faire soi-même son e-book ou de rentrer dans un gabarit facilement pour la fabrication du livre papier, sans pour autant céder ses droits. J’ai beaucoup apprécié cette indépendance qui laisse ensuite les lecteurs juger par eux-mêmes.

Je n’ai pas encore un recul suffisant pour dire si l’expérience est payante en termes de ventes mais elle l’est en sentiment de liberté.

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