Tribulations parisiennes et autres avec Thiébault de Saint Amand


Je vous avais promis une surprise dans la dernière vidéo des tribulations parisiennes, la voici. Suite à mon passage dans les locaux de la Bourdonnaye et à ma rencontre avec Thiébaut de Saint Amand et Angela Behelle, avec Thiébault, nous nous sommes pris au jeu d’une double interview sous forme d’entretien.  Je vous laisse découvrir nos papotages autour de Paris, des rencontres, de la lecture et de l’écriture.

Isa: Bonjour Thiébault,
Installe-toi je t’en prie, tu connais le chemin maintenant, je t’ai préparé le divan des habitués. Tout d’abord, je voulais te dire combien j’avais été ravie de pouvoir vous rencontrer toi et Angela. Dis-moi, si tu pouvais décrire ce séjour en trois mots, lesquels emploierais-tu?

Thiébault: Bonjour Isabelle ! Merci de m’inviter surtout. Tu commences fort ! Je vais faire comme les politiciens : court avec un développement à rallonge. Tu peux verser la citronnade, t’en as pour un bout de temps.
Fierté, émotion, passion. Après quelques mois chaotiques, j’étais fier de pouvoir accompagner Angela lors de sa toute première sortie qu’elle avait choisi de dédier intégralement à la blogo de la première heure. Benoit de la Bourdonnaye et Stéphanie Vecchione ont été des hôtes à la perfection redoutable. Certes, le nombre de participantes était limité pour des raisons de sécurité et de confort d’accueil, mais cela faisait de la chroniqueuse au mètre carré ! L’enthousiasme était au rendez-vous des deux côtés. J’ai aperçu quelques larmes, beaucoup de rires, une joyeuse équipe de jolies filles qui, pour beaucoup, ne se connaissaient pas « physiquement ». Ce n’est pas tous les jours que tu te présentes en disant :  » Je m’appelle Zébra 3, administratrice du site « Des voyelles dans les Syllabes », sinon c’est Sophie dans la vraie vie, et toi ? »
Durant ces trois jours, je n’ai croisé que des passionnés dans toutes les activités se rattachant au livre : éditeurs, chroniqueuses, producteur, distributeur. Si Florence Lottin (Pygmallion), Jocelyn Rigault (J’ai Lu ) et Benoit ( éditions éponymes de La Bourdonnaye ) s’attaquent à de magnifiques challenges professionnels avec une patate inouïe, Franck Spengler ( Blanche et mon éditeur chez Hugo ), c’est le Papy Boyington de l’édition. Avec ou sans parachute, pour lui et rien que pour lui, tu sautes et on verra après ! J’y reviendrai, mais, dis-moi, c’était aussi une grande première pour nous deux ? J’ai été ravi de faire enfin ta connaissance, même si les réseaux et nos conversations quasi quotidiennes avaient largement permis de faciliter ce moment tant attendu. Il me semble que tu fais de plus en plus de salons et de rencontres avec des auteurs, non ?

Isa: Merci à toi de revenir à chaque fois dans mes divans. Voilà monsieur, ta citronnade est avancée, j’ai tout mon temps.
Ce sont de jolis qualificatifs que tu as choisis. En effet, ta fierté s’est ressentie et Angela mérite vraiment tout ce bonheur qui lui arrive. C’est vrai que nous étions toutes très enthousiastes et nous sommes toutes rentrées ravies.
Oui, il me semble que tu as beaucoup de choses à nous raconter, mais c’est avec plaisir que nous te lirons jusqu’au dernier mot.
Depuis le temps que nous échangeons sur les réseaux, je suis vraiment très heureuse que l’on ait enfin pu se rencontrer et c’est vrai que cette rencontre a été plus que facilitée par nos échanges réguliers.
Bonne question, ma réponse va certainement surprendre beaucoup de personnes qui dernièrement m’ont dit penser que j’étais une grande habituée des salons. Ma visite à Trolls et Légendes, je ne la compte pas vraiment comme un salon, c’était plus pour moi une convention avec un pôle littérature, endroit où j’ai d’ailleurs passé la plupart de ma journée et où j’ai eu l’occasion de rencontrer Sire Cédric, Frédéric Livyns et Olivier Vanderbecq. Sinon, mon premier vrai salon, je l’ai fait ce mois-ci lors de la nuit du livre d’Esquelbecq où j’ai d’ailleurs pu rencontrer et recevoir un très bel accueil de Benoit de la Bourdonnaye, Thierry Berlanda, Vincent Virgine et Laurent Bettoni.
Par contre, j’ai fait beaucoup plus de rencontres, essentiellement au Furet du Nord de Lille (Gilles Legardinier, Gilles Paris, Harold Cobert, Baptiste Beaulieu et Franck Thilliez) et à la bibliothèque de Mouscron dernièrement (Rebecca Vaissermann, Max Férandon, Paola Pigani et Sébastien Ménestrier).
Ho bah voilà, tu me parles de salons et de rencontres et c’est parti, je bablute, je bablute.
Et si on revenait à Paris et à tes impressions, dis-moi tout sur ce premier jour de ton séjour parisien.

Thiébault: Comme je te le disais, je ne découvrais pas Benoit de la Bourdonnaye, car nos contacts sont assez fréquents. Toutefois, même avec les nouvelles technologies à coup de pouces et de twittos, rien ne vaut les échanges réels. Benoit est fidèle à l’image que j’en avais. Il a des idées sur son métier, il les applique et les premiers effets positifs pointent le bout du nez. Pour réussir ce challenge qui bouscule un peu l’ordre établi, il a su définir les bonnes orientations en s’entourant d’excellentes collaboratrices et d’un directeur littéraire qui est le joker dynamique de la boîte avec « Le plein de bonne humeur », 100 % pur jus… le « pulp » en plus !

L’essentiel, à l’issue de ces rencontres « réelles », c’est de savoir si elles te donnent envie d’y aller ou de continuer. Reconnaissons quand même, toi et moi, qu’il est difficile de ne pas être embarqué par l’enthousiasme de toute l’équipe des Éditions la Bourdonnaye !
Concernant les chroniqueuses, blogueuses, critiques littéraires et web manageuses qui étaient présentes, j’aurai à peu près le même discours. Beaucoup d’entre elles ne me connaissaient pas, mais, pour la plupart, je savais qui elles étaient via leurs différents médias et la passion qui les anime… et qu’elles transmettent si aisément. Je pense aussi à la page Facebook des Fans de la Société, quelle ardeur ! Cela fait plaisir à voir, vraiment.
Ce fut aussi un bonheur de revoir Florence Lottin. Je suis tenu à un devoir de réserve sur notre rencontre avec Jocelyn Rigault, Eric Porcher et Arnaud Kerneguez, mais que les fans de la série d’Angela se rassurent : elles ne sont jamais oubliées. Grâce au lien particulier qui les unit à la Société, Angela les représente au mieux à chaque étape supplémentaire. Le milieu de l’ audiovisuel n’est pas non plus un monde de Bisounours, il répond à des contraintes budgétaires qui essaient de s’accorder au mieux avec un projet artistique. Je peux toutefois témoigner que la passion, l’énergie, l’envie d’entreprendre étaient les invitées d’honneur à la table d’un dîner qui fut excellent. D’ailleurs, si je ne m’abuse, tu es également concernée par ces qualités dans tes projets d’écriture, non ? Avant que ta curiosité ne se penche sur ma journée de vendredi, dis-moi, où en sont tes projets ?

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Isa: En effet, Benoit est tout à fait conforme à l’idée que nous avons de lui et l’équipe qui l’entoure est elle aussi très agréable. Je le dis souvent, ils sont géniaux chez la Bourdonnaye et pour avoir eu l’occasion de rencontrer une partie de l’équipe deux fois sur une semaine et l’autre lors de mon séjour à Paris, je ne peux que le confirmer. Ils sont très accueillants et très sympathiques, on ne veut plus les lâcher. Le mois prochain, je vais fêter mes deux ans de partenariat avec la maison et je suis fière et ravie pour eux de voir à quel point ils ont évolué.
Cette journée a été le début d’un séjour riche en émotions pour vous et j’en suis vraiment ravie.
Bientôt, je me qualifierais d’auteure, mais pour l’instant, c’est encore tôt, je suis juste une amoureuse des mots, passionnée de l’écriture. On parle de projets et du jour au lendemain, ils peuvent changer. D’ailleurs, suite à un message reçu il y a quelques jours, j’ai modifié ma première réponse. Mon plus grand projet est «Etrange rencontre », je me suis attachée à mes personnages tout comme mes premiers lecteurs. Les projets que j’avais encore il y a quelques jours se sont vus totalement bouleversés pour mon plus grand plaisir, mais je ne dirais rien de plus pour le moment, même sous la torture. Je ne m’attendais pas à ce que la publication de ce premier épisode me propulse si loin, c’est vraiment magnifique. Sinon, je viens de terminer une nouvelle pour le concours sur Auféminin.com, c’est une nouvelle expérience pour moi, car comparé aux précédents concours auxquels j’ai participé les lecteurs ont le droit de voter. Je compte en écrire une deuxième, car il y a une idée qui s’est incrustée dans un coin de ma tête et j’ai envie de l’exploiter.
Je compte également participer pour la troisième fois au concours de nouvelles sur monbesteller.com, si j’arrive à respecter les délais.
Une nouvelle un peu différente de ce que j’écris pour l’instant est en cours et je la terminerais dès que je trouve un peu de temps.
D’autres projets viendront sans doute s’ajouter, mais pour l’instant, je me concentre sur ces idées-là. J’aimerais aussi reprendre les ateliers d’écriture de Leiloona tous les lundis et les défis d’écriture sur l’orée des rêves.
Mais, je suis une pipelette dis-moi, je ne m’arrête plus, je te laisse la parole sur la deuxième journée de ton séjour parisien.

Thiébault: Avec le réservoir d’idées que tu as, j’ai confiance ! Pour revenir à mon séjour, vendredi a été marqué par notre rencontre avec Franck Spengler, Pape de l’érotisme et maître queux hors pair. Angela et moi avons le même éditeur sous deux labels distincts et c’est une coïncidence extraordinaire. Nous sommes arrivés sur le bureau de Franck grâce à deux canaux distincts. Angela avait le désir de travailler avec les éditions Blanche pour un magnifique roman que je te conseille à la rentrée : Au Bonheur de ces Dames. A ce jour, c’est mon préféré.
J’étais sur un petit nuage de signer mon premier contrat d’édition chez Hugo, une belle maison parisienne de cinq étages. Après notre entrevue, j’ajoute que je suis fier d’être édité par Franck Spengler.
Le charisme ne s’explique pas. La connerie non plus, tu me diras. Toutefois, cet homme qui baigne dans les livres, les manuscrits et l’édition depuis l’enfance ( ndlr : Franck Spengler est le fils de Régine Deforges ) m’a époustouflé. Pas par sa culture, elle est immense et personne n’en doute. Pas par son cheval de bataille courageux de lutte implacable contre toutes les formes de censure, les preuves sont faciles à trouver. Non, juste un truc tout simple : il a lu mon livre. Pas parcouru, mais lu. Quand je l’ai au téléphone, par mail, où lorsque je l’accompagne dans les cinq étages d’Hugo, il me sort les anecdotes du bouquin. Et ça fait un an que ça dure ! Maintenant que j’ai un peu pénétré le milieu, je peux te confier que parfois t’as des gens qui adorent ton manuscrit, sauf qu’ils te parlent de quelqu’un d’autre.
Franck est intarissable sur mon histoire de vieux. Aussi, quand il me dit qu’il a aimé, qu’il s’est marré et qu’on va le porter ensemble… ouais, je ne suis pas peu fier pour le coup. On me reproche souvent d’être le Droopy de l’écriture, mais là, ça va trrrrrès bien, je te rassure !
Entre deux réflexions hautement sensibles et non bidochonnées sur le sexe, tout à coup, tu évoques Ratatouille et nous voilà partis en cuisine sur une larme de rosé gouleyante. La cuisine le passionne et il te transmet toute sa générosité, sans compter. Quelques heures et quelques livres plus tard, tu sors de chez Hugo avec une énergie décuplée, car cet homme donne envie avec une simplicité désarmante.
J’ai hâte de démarrer cette aventure au mois de janvier prochain. S’il me propose la tournée des maisons de retraite, j’y vais sans aucun problème !
Les samedi et dimanche ont été très touristiques, comme pour toi, très certainement. De Paris, je connais pas mal de choses depuis plus de vingt ans de visites régulières, mais je me laisse toujours surprendre. J’aime beaucoup Paris. Les rabat-joies te parlent toujours de ses défauts, mais dès que j’y mets un pied, je ne veux voir que le positif.
Dis-moi, ça cogne, hein ? Faudra se revoir en hiver ! Je sais que tu es tombée amoureuse de notre Capitale, qu’en as-tu retenu ?

Isa: Merci, je prends un jour à la fois et on verra bien où tout ça me mène.
J’étais déjà très intriguée par « Au bonheur de ces dames », mais depuis que je t’ai entendu dire que pour toi c’était le meilleur, je suis encore plus impatiente tout comme j’ai hâte de lire « Hopsice and love pour l’éternité. »
En effet, ce sont vraiment de magnifiques coïncidences entre vos bouquins, vous pourrez en rire longtemps de cette anecdote.
Ici c’est l’nord et ça cogne pas énormément en ce moment. J’aurais voulu kidnapper un peu de soleil parisien, mais il n’a pas voulu entrer dans mes valises, même en le forçant.
Que ce soit en hiver, en automne, au printemps ou en été, je serais ravie de vous revoir tous les deux. Ho oui, je m’y sentais tellement bien que le retour en Belgique a été difficile. Si demain, on me proposait d’y retourner, j’irais sans hésitation. Le séjour a été magique, la dernière fois que j’étais venue dans la capitale remonte à il y a environ 15 ans.
En effet, beaucoup de gens trouvent des défauts à Paris, mais je n’ai rien vu de tout ce que j’avais entendu et je n’ai vu que du positif.
Ce que j’en ai retenu ? Beaucoup de choses. Je pourrais faire un pavé, mais je vais aller à l’essentiel. Tout d’abord, si je ne devais retenir qu’une journée, ce serait celle de jeudi qui a été pour moi vraiment magnifique. Mais, je vais commencer par le commencent, car mercredi, j’ai eu l’occasion de rejoindre Magali du blog des chroniques de Magali et je suis ravie de l’avoir rencontrée. On a passé un très bon moment à papoter entre filles autour d’un jus de fruit.
Tiens, c’est le moment de parler du jeudi, s’il y a un endroit que je voulais à tout prix faire c’est le cimetière du Père-Lachaise, déjà en grande fanatique de Jim Morrison, il fallait que j’aille le voir. Bien sûr, j’ai également vu des tas d’autres personnalités et j’ai découvert un cadre magnifique.
L’après-midi tant attendue était aussi très agréable. Je l’ai déjà dit, mais je me dois de le redire, j’ai été ravie de vous rencontrer Angela et toi, mais également toutes les blogueuses qui étaient également présentes, même si je ne leur ai pas parlé beaucoup, la prochaine fois ça ira mieux, maintenant qu’un premier contact s’est fait. J’ai aussi pu revoir Benoit et Laurent que j’avais eu l’occasion de rencontrer quelques jours plus tôt à Esquelbecq et bien sûr, il ne faut pas oublier Stéphanie Vecchione avec qui j’ai été ravie de discuter et le reste de l’équipe. Ils sont au top chez La Bourdonnaye, on a reçu un super accueil et on a été gâtées.
Je vais résumer brièvement le reste du séjour sinon cette histoire va se transformer en roman. L’appartement était magnifique, situé dans les marais, un quartier très agréable. Quel bonheur d’être réveillés par le cri des mouettes ! Ce que j’ai retenu du quartier, ces délicieux fallafels et ses glaces au chocolat blanc (mon péché mignon).
Sinon, d’un point de vue touristique, ce que je retiens c’est le magnifique jardin des tuileries, notre dame de paris et sa chorale, une promenade sur les Champs Elysées, l’arc de triomphe, le pont des arts, la seine, les happy hours, les boutiques de souvenirs, le centre Pompidou, l’ambiance dans les couloirs du métro (je repense en particulier une dame qui chantait du Piaf et qui a réussi à me coller des frissons tellement elle avait une voix magnifique).
Je retiens aussi que la vie parisienne n’est pas si onéreuse que les on-dit. C’est comme partout, il y a moyen de manger à des prix raisonnables et à des prix plus élevés. Bref, j’ai passé un séjour très agréable et quatre jours c’était vraiment trop court, j’espère revoir Paris en 2016.
Je pourrais dire encore tellement de choses, mais j’ai déjà assez papoté comme ça.
Je te remercie pour cet entretient très agréable et amusant. Un mot de la fin peut-être ?

Thiébault: Fin ! Et merci encore, Isabelle.

Angela

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