Le rendez-vous des indés #7


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L’auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. C’est pourquoi tous les dimanches j’essayerais qu’un auteur qui est en édition indépendante ou qui est passé par là partage son point de vue.
 
Je pense que ce rendez-vous sera très enrichissant et permettra de découvrir différentes visions et d’échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect sans débordements inappropriés car je sais très bien qu’il y aura des risques.
C’est d’ailleurs pour ça que je devrais approuver les commentaires.
 
Si vous voulez que ce rendez-vous continue, j’attends vos mails, car ce sont vous, les indés qui le faites. Je compte donc sur vos témoignages que vous pouvez m’envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.
Pour la septième édition, c’est Pauline Pucciano qui témoigne. Je vous laisse découvrir son site en cliquant sur l’image ci-dessous.
Pauline Pucciano

Il me semble qu’il y a plusieurs stades dans les affres d’un auteur. Tout d’abord, il y a l’auteur qui écrit sans être lu – j’entends, sans être lu par des inconnus. Cette absence de lecteurs n’empêche pas forcément d’écrire, mais elle rend l’acte plus difficile. Devant les difficultés et surtout devant le temps que demande une démarche vers les éditeurs, j’ai longtemps choisi d’écrire pour moi, en me disant que tout le temps perdu à chercher un éditeur était du temps perdu pour l’écriture – qui seule importe, au fond.

Le deuxième stade est celui où l’auteur rencontre des lecteurs – et cela, l’auto-édition peut éventuellement le permettre. Et cette rencontre est salubre, fertile, stimulante. Pour ma part, ce n’est pas tant l’auto-édition (dans le sens de la création d’un livre papier) mais la publication sous licence creative commons qui m’a permis cette rencontre, ainsi que ma collaboration à un grand site de livres audio. Par la publication, ce n’était pas de l’argent que je souhaitais gagner, mais un public. Et ce public, par ses commentaires, son enthousiasme, a donné un sacré coup de fouet à ma créativité… J’ai donc compris que ce n’était pas perdre du temps que de chercher à être lu – au contraire.

La gratuité, autorisée par les nouveaux supports du livre, m’a paru être une chance incroyable offerte par notre modernité, aussi bien pour les lecteurs que pour les artistes. Cet abandon de l’aspect financier des choses offre aussi une immense liberté artistique. Mais il n’en reste pas moins que pouvoir vivre de son art reste un rêve ou un objectif pour tous les artistes, et il serait faux de prétendre qu’on ne cherche pas à être publié à compte d’éditeur – car cela reste aussi, malgré tout, une sorte de consécration sociale à laquelle on n’échappe pas, un symbole…

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