Guillaume Duhan, l’interview


Aujourd’hui sur le blog, je reçois Guillaume Duhan que j’ai découvert avec ses romans « Le Clairvoyant » et « Le Monstre ».
Son profil twitter se trouve par ici.
(Un clic sur l’image vous mènera vers mon avis)
Isa: Bonjour Guillaume, tout d’abord, je tiens à te remercier d’accepter de répondre à cette interview. Avant de parler tes romans et de tes projets, nous allons parler un peu de toi. Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
Mon nom est Guillaume Duhan, j’ai 26 ans et j’ai écrit deux romans : Le Clairvoyant et Le Monstre. J’ai commencé à écrire après le lycée mais j’ai décidé de publier mes histoires bien plus tard. J’ai toujours eu dans l’idée de les partager mais j’ai attendu d’améliorer mon style et de travailler mes histoires…
Isa: D’où t’es venue cette envie d’écrire ?
Je suis passionné de littérature. J’ai toujours aimé lire. Un roman qui m’a incité à écrire, c’est le Voyage au bout de la Nuit de Louis-Ferdinand Céline. Je l’ai lu à 18 ans et même si j’étais – et je suis encore – trop jeune pour avoir mesuré la dimension et la grandeur de cette œuvre, j’ai eu envie moi aussi de me lancer dans le challenge de l’écriture. Mais ce qui m’a aussi poussé à écrire, c’est mon imagination fertile : étant petit, je m’inventais plein d’histoires. Ça n’a pas changé ! (rires).
Isa: As-tu un genre de littérature, un auteur et un roman de prédilection ?
Comme je viens de te le dire, Céline a joué un grand rôle pour moi. Mais il y a aussi Dostoievski, à tous points de vue : style, narration, architecture, cohérence littéraire… Je m’en suis grandement inspiré, je dois l’avouer. Après, je ne suis pas Dostoievski et ne le serais jamais. Je le respecte trop pour me comparer à lui. Cependant, je crois qu’il a marqué l’histoire de la littérature et du roman policier d’une empreinte indélébile…
Isa: Dans quelles conditions écris-tu et comment te vient l’inspiration ?
J’aime cette question parce qu’elle me permet de préciser mon état d’esprit à l’instant même où j’écris ces lignes. En ce moment, je n’écris plus. Je n’en ai plus envie. Et quand je n’en ai plus envie, je ne le fais pas. Je ne me force pas, contrairement à Zola qui se forçaità écrire au moins une ligne par jour. Je ne prends pas la littérature comme une obligation, un métier : c’est ma passion. Toutefois, cette passion, quelque part, c’est aussi un devoir qui me fait souffrir. Écrire, ce n’est pas facile. C’est plutôt contraignant. Alors quand je peux me venger et la faire souffrir en retour, je ne m’en prive pas. Donc en ce moment, je n’écris pas.
Je vois les choses de cette façon : je n’écris que lorsque je suis heureux d’écrire et oublie tout le reste. Puis, l’inspiration me vient sans prévenir. Généralement, j’écoute de la musique pendant des heures et cela nourrit le terreau de mon imagination. Ensuite, une histoire, un chapitre, se construit et enfin, je me mets à l’écrire.
Isa: A part l’écriture, as-tu d’autres passions dans la vie ?
La vie c’est ma passion ! (rires). Non, j’adore parler des langues étrangères. J’adore voyager, rencontrer du monde, écouter les gens me raconter leur vie… Je crois que la littérature est indissociable de la vie. Il n’y a pas de roman sans vie. D’ailleurs, les romans ne sont pas des fictions. Ce sont les vies que nous aurions aimé vivre. Quelque-part, chaque jour est une histoire que nous essayons d’améliorer…
Isa: Peux-tu nous raconter un peu ton parcours et d’où te sont venues les idées pour « Le Clairvoyant » et «Le Monstre » ?
Le Clairvoyant est né lorsque j’étais étudiant. C’était une vision que j’avais la nuit et que j’ai retranscrite en roman. Jamais je n’aurais imaginé la coucher sur le papier, à travers des mots : à mon sens, je l’ai dénaturée, je l’ai remodelée en quelque-chose qu’elle n’est plus aujourd’hui. Mais peu importe. Le Monstre est la suite de cette histoire.
Je ne peux pas expliquer comment me sont venues ces idées. C’est indépendant de ma volonté. Pour revenir à ce que je disais plus haut, je ne me force pas à écrire. C’est plutôt quelqu’un ou quelque-chose derrière mon cerveau, peut-être mon inconscient, qui me les dicte. Je sais que ça paraît absurde mais je ne peux pas dire que je suis à l’origine de cette histoire, même si, après un certain recul sur ma vie, des évènements sont en concordance avec l’expérience d’Alexandre.
Mais quand je me regarde dans la glace, je sais que je ne suis pas lui
Isa: Tu as choisi l’auto-édition, pourquoi ce choix ?
La liberté, tout faire moi-même. Je suis très attaché à ce concept et très heureux comme cela (sourire). Je n’écrirais pas toute ma vie alors je veux rester maître de mon existence littéraire (si je puis dire).
Isa: Et si tu devais t’identifier à un de tes personnages, lequel serait-ce ?
Sofia Semionovna. J’ai aimé façonner ce personnage, le construire et le déconstruire. Et j’ai déjà hâte d’écrire son avenir, de la faire revivre !
Isa: Pour continuer, je te donne l’opportunité de donner envie aux lecteurs qui ne te connaissent pas de découvrir ton bouquin. C’est à toi de jouer pour un petit instant pub.
Lorsque j’ai écrit Le Clairvoyant, je ne savais pas que je me lançais dans une histoire bien plus longue, donnant vie à un univers à la fois éloigné et si proche de notre réalité. Je ne savais pas non plus qu’une poignée de personnages allaient se retrouver à travers cette série de romans dont Le Monstre est le second volet, et dernière publication à ce jour. J’espère simplement que toi, lecteur, tu entreras avec plaisir dans ce monde, que tu y vivras l’intense expérience d’Alexandre et que tu en ressortiras plus fort.
Isa: Pour terminer te prêterais-tu au jeu de répondre à un petit portrait chinois réalisé par mes soins ? Dis qui nous qui tu serais, si tu étais :
  • Un personnage de BD? Le surfeur d’argent ! (haha).
  • Un poète ? Paul Verlaine
  • Un personnage de dessin animé ?Shinji Ikari (Evangelion)
  • Un chanteur ?C’est bateau mais Jim Morrison (je suis un fan des Doors)
  • Une chanson ?L.A. Woman (The Doors, 1971)
  • Un film ?Retour vers le futur
  • Une série ?House of Cards (récent mais excellent)
  • Un animal ?Un requin blanc
  • Un endroit ? Le hall de UCL, University College of London
Isa: Je te remercie d’avoir pris le temps de répondre à ces questions. Un mot de la fin peut-être ?
Merci à toi Isabelle pour cette interview. Je te souhaite toute la réussite possible pour ton blog !
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6 Réponses

  1. AAAAH Guillaume !! Cette interview m'aura donné envie (encore plus) de lire son 2e roman que je n'ai toujours pas acheté 😦

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  2. Oh comme ça fait plaisir de retrouver Guillaume ! Tu manques cher Guillaume, et pas que l'auteur que tu es mais aussi toi 🙂

    Superbe interview !

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  3. Très belle interview ! Merci.
    Je ne connaissais pas Guillaume Duhan, mais je me retrouve beaucoup dans ses réponses.
    Je me réjouis de pouvoir plonger dans ses romans.

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  4. Oui comme tu dis AAAAH Guillaume 🙂 N'hésite pas, j'ai encore préféré « Le monstre » au Clairvoyant 🙂

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  5. Comme tu dis, ça fait plaisir 🙂 Il me manque aussi et pas juste en tant qu'auteur mais aussi pour lui 🙂

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  6. N'hésitez pas, ses romans sont un régal 🙂

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