Marie Fontaine, l’interview


Aujourd’hui sur le blog, c’est Marie Fontaine qui est à l’honneur. J’ai découvert l’auteure avec sa série pulp « Terra Divina » ainsi qu’avec sa nouvelle écrite pour le recueil « Pentatracks »
 
(Un clic sur une des images vous mènera vers mes avis)
 
Nous allons commencer comme d’habitude avec quelques liens vers:

Isa: Bonjour Marie, tout d’abord, je tiens à vous remercier d’accepter de répondre à cette interview. Avant de parler  de Terra Divina et de vos projets, nous allons parler un peu de vous. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Bonjour Isabelle. Merci pour cette invitation…
Voilà une question qui m’embarrasse toujours. Comme je l’ai déjà dit ailleurs, la meilleure façon d’appréhender un écrivain, c’est de le lire. Car quel que soit notre style, nous sommes ce que nous écrivons, nous écrivons ce que nous sommes. Que pourrais-je dire de plus ? Que si j’écris, c’est peut-être parce que je suis une déracinée, et que poser des mots m’aide à m’ancrer… 
Je suis secrétaire trilingue de formation, ce n’était certainement pas le cursus idéal pour arriver à l’écriture (tout ce que je sais de cet art, je l’ai appris en autodidacte), mais connaître un clavier sur le bout des doigts, ça aide bien au travail de frappe.
  
Isa: D’où vous est venue cette envie d’écrire ?
Je me suis mise à écrire dès que j’ai su le faire, vers l’âge de six ans. Je traçais des lignes de lettres supplémentaires, un pur bonheur pour moi, alors que pour les autres, cela tenait de la punition. Je lisais aussi, sans relâche, tout ce qui me tombait sous la main. 
Le plaisir d’écrire est venu avec les premières rédactions, en primaire. Là où beaucoup pestaient à l’idée d’écrire une seule ligne, moi j’étais déjà capable de remplir des pages. 
J’adorais raconter des histoires, mon imagination ne connaissait aucune limite. L’envie d’écrire m’est tombée dessus en 6e ; nous avions un professeur de français plus que motivant, de la race de ceux que l’on n’oublie jamais. Il m’a dit un jour qu’il avait été ému aux larmes en lisant une de mes rédactions. Le déclic s’est produit à ce moment-là. Depuis, je n’ai quasiment pas arrêté d’écrire. L’arrivée d’internet a provoqué un second déclic. J’ai franchi un autre pas ; faire lire mes textes. Ce qui, pour un écrivain, n’est pas le plus facile.
Isa: Avez-vous un genre de littérature, un auteur et un roman de prédilection ?
Je m’intéresse à tous les genres, ce serait difficile de ne nommer qu’un seul auteur ou un seul roman. Je me replonge régulièrement dans les écrits de Rabelais, Molière, Corneille, Baudelaire, Maupassant, Giraudoux, Poe, Steinbeck, Vian, Camus, Dard… En ce moment, je découvre les écrits russes, avec Pouchkine. C’est un autre esprit, intéressant à visiter. Une littérature sans diversité d’auteurs et d’écritures serait comme la terre sans diversité d’espèces ; elle mourrait.
Isa: Pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours et d’où vous sont venues les idées pour votre roman Terra Divina ?
J’oscille entre auto-édition et édition classique. Mes recueils de nouvelles sont publiés par mes soins. J’ai participé, en tant que nouvelliste, à l’une des Antho-noires de la Cabane à mots. 
Gemini, roman « inclassable », a été publié par les éditions Leda, aujourd’hui disparues. Laurent Bettoni, le directeur de publication de La Bourdonnaye, est tombé sur lui et m’a contactée. Serais-je d’accord pour découper Geminien morceaux afin de le transformer en feuilleton pour la collection Pulp ? 
Même si faire souffrir mes personnages ne me pose en général aucun problème, ça m’a fait un peu mal au cœur d’imaginer trancher dans le vif de Gemini. J’ai proposé alors de créer une série inédite. À cet instant-là, je n’avais pas l’ombre d’une idée de ce que cela pourrait donner. Quelques heures plus tard, le premier épisode de Terra Divina était bouclé. Soumis puis approuvé. Sueurs froides devant l’ampleur du projet. Avec un peu de recul, je me dis que l’écriture de la première saison peut s’assimiler à du trapèze sans filet. Aujourd’hui, le petit monde (fou) de cette île imaginaire, vit, existe, comme s’il était réel. Une grande part de mon enfance est venue s’y inviter sans me demander mon avis, elle est désormais immortalisée dans ce texte. Mystères de la création…
Isa: Et si vous deviez vous identifier à un personnage de l’histoire, lequel serait-ce ?
 Après mûre réflexion, je pense que je m’identifierais plutôt à la vieille Maria, mais ne me demandez pas pourquoi…
Isa: Maintenant que nous avons parlé de vous et de votre série littéraire, pourriez-vous un peu nous parler de vos futurs projets ? Une date pour la saison 2 ?
J’ai trois ouvrages sur le feu ; un premier, très long, La Valse des petits rôles (saga familiale), et deux autres, plus courts, Ad ridam aeternam (fantastique), et Le visiteur de Tautavel (science-fiction)
Écrire des romans est un travail de très longue haleine. J’ai besoin, de temps en temps, de les laisser un peu de côté, pour m’adonner à des écrits « fugitifs », rapidement rédigés. La routine scripturale est brisée, l’imagination retrouve son souffle. C’est dans ce contexte de rupture avec mon travail en cours que je participerai à l’appel à textes de la prochaine Antho-noire, avec une nouvelle Fantasy, un genre auquel je ne me suis pas encore essayée.
Encore un peu de patience… la saison 2 de Terra Divina ne devrait plus tarder. Cela fait des mois que nous avons laissé Catarina, tendant un pistolet à bout de bras. Elle m’a dit qu’elle commençait un peu à fatiguer.
Isa: À part l’écriture, avez-vous d’autres passions dans la vie ?
Le cinéma, depuis toujours, avec une préférence pour les vieux films en noir et blanc.
La préhistoire, parce que la terre était alors encore intacte.
Le bricolage, et, plus généralement, tout ce qui relève des travaux manuels.
La randonnée pédestre. J’ai déjà parcouru et dépassé (en des milliers de fois) l’équivalent de la longueur de notre équateur.
Isa: Pour continuer, je vous donne l’opportunité de donner envie aux lecteurs qui ne vous connaissent pas de découvrir votre bouquin. C’est à vous de jouer pour un petit instant pub.
**« L’hiver arrive… » ** À cette période de l’année un peu tristounette, si vous manquez de chaleur, de soleil et d’humour, allez donc faire un tour du côté de la Terra Divina. N’oubliez pas votre crème solaire ; certains lecteurs ont bien bronzé en lisant cette première saison. Et, même si c’est un peu lourd dans la valise, pensez également à prendre un gilet pare-balles.
Isa: Pour terminer vous  prêteriez-vous  au jeu de répondre à un petit portrait chinois réalisé par mes soins ? Dites qui nous qui vous seriez, si vous étiez :
  • Un personnage de BD ? Rahan
  • Un poète ?  Baudelaire
  • Un personnage de dessin animé ? La fée Clochette
  • Un chanteur ?Hubert-Félix Thiéfaine
  • Une chanson ?Les fastes de la solitude
  • Un film ?Chantons sous la pluie
  • Une série ? Breaking bad
  • Un animal ?La tortue
  • Un endroit ? La Comté, en Terre du Milieu.
Isa: Je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à ces questions. Un mot de la fin peut-être ?
Je voudrais remercier chaleureusement tous les blogueurs chroniqueurs, dont vous faites partie. La passion de lire transpire dans chacun de vos billets. Si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer.
**« L’hiver arrive… » **: phrase récurrente dans la série télévisée Game of Thrones, adaptée des romans de Georges R.R. Martin.
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Une Réponse

  1. Bonjour, si vous voulez aussi faire un tour du côté du bayou, je vous invite à lire un extrait de mon roman :
    http://www.neowood-editions.com/ebook-auteurs/tom-joad/strange-fish.html
    bien cordialement et bon courage, Tom

    J'aime

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